Lien Facebook

Une première étape de mobilisation réussie.

2017 06 27 clichy5

C’est dans le cadre de la semaine d’action nationale à l’initiative de la Fédération CGT des cheminots et de ses syndicats, que le secteur CGT de paris St Lazare a appelé à une journée d’action régionale ce mardi 27 Juin 2017.

Emploi, salaires, avenir de nos métiers et privatisation, les sujets ne manquent pas.

Un rassemblement unitaire était organisé pour cette occasion en gare de Clichy Levallois afin d’aller Interpeller la direction de l’Etablissement Produit Train Intercité ( EPTIC) nouvellement créé et sur lequel est déjà annoncé un véritable plan social avec la suppression de 50% des effectifs représentant + de 150 postes.

Nous aurions pu aussi bien choisir un autre établissement sur la région de Paris St Lazare tant la stratégie de casse du service public ferroviaire est commune à tous nos établissements.

Sous traitance de la charge de travail à l’Infrapole, situation alarmante de sous-effectif chez les contrôleurs et Agents De Conduite, fermeture de guichet,  etc, etc, la liste est trop longue à énumérer pour ce qui concerne la casse de nos outils de travail et les dégradations du service rendu aux usagers..

L’EPTIC résume à lui seul cette casse de l’entreprise, en effet cet établissement dédié à la seule activité TER va voir sa charge de travail très fortement diminuer à l’horizon 2019 avec l’arrivée des nouvelles rames OMNEO. Ce  choix politique de gérer la maintenance de ses nouvelles rames sur la région Normande est accompagnée par la direction SNCF dans sa stratégie de désengagement et de transfert de pan entier de notre activité au privé et cela  à court terme.

Et pourtant d’autres alternatives existent, comme cela a été rappelé par les nombreuses interventions et interpellations lors de ce rassemblement ou la direction de l’EPTIC est restée sans voix.

Le directeur de l’établissement  allant même jusqu’à accréditer le dossier complet déposé par la seule CGT, avec ses propositions alternatives, tant sur la pertinence du site et ses infrastructures que sur la production, par l’entretien des Z50 000 circulant sur les groupes 5 et 6, ce qui permettrait non seulement le maintien des effectifs mais également l’amélioration du service public qui ne cesse de se dégrader sur notre région de Paris St Lazare.

Mais pour la décision, la direction se retranche derrière l’absence de financement de l’activité Transilien nécessaire à ce projet et essaie de rassurer les cheminots présents quant à sa gestion sociale des suppressions de postes.

Ancrer la mobilisation dans nos chantiers, nos établissements, nos régions à partir des revendications locales n’est qu’une étape supplémentaire dans la construction d’une action de haut niveau qui devra rassembler tous les cheminots de tous grades et toutes fonctions pour défendre l’idée d’un service public ferroviaire appartenant à la nation.

Ensemble une autre voie est possible !