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Tous en grève pour gagner.

20160513_AFFICHE_REMETTONS_LES_PENDULES_A_L_HEURE_001La CGT a déposé un préavis de grève reconductible et illimité. Il couvre chaque semaine la période débutant le mardi à 19h00 et s’achevant le vendredi à 08h00.

Ce préavis prendra effet le mardi 17 mai 2016 à 19h00.

Cette modalité d’action a pour but de faire grandir le rapport de force dans la durée en impliquant tous les agents de tous grades et de tous métiers.

Nous appelons l’ensemble des cheminots à agir par la grève et participer aux assemblées générales qui se tiendront à Paris Saint Lazare, Courbevoie, Mantes et Achères à 10H Le Mercredi 18 Mai 2016.

Décret socle, Convention collective, Accords d’entreprises.

Alors que les réunions avec le patronat ferroviaire (UTP) et la direction de la SNCF se succèdent et se poursuivent jusqu’à début juin, les négociations sur le futur cadre social des salariés, du public comme du privé, piétinent !

Le patronat refuse d’entendre l’aspiration des cheminots, soumis aux contraintes ferroviaires (travail 365j/365, 24h/24, déplacements, pénibilité, garantir une sécurité de haut niveau…),et à pouvoir partager des temps raisonnables avec leur famille.

L’entente et la coalition entre dirigeants d’entreprise et Gouvernement sont évidentes !

Unis, les cheminots doivent encore peser sur les négociations.

Les propositions de l’UTP sont une véritable provocation et confirment le peu d’ambitions portées dans ces négociations quant à l’amélioration des conditions sociales de l’ensemble des salariés.

Les fédérations syndicales représentatives portent l’exigence d’établir comme base minimale de négociation la règlementation du travail en vigueur à la SNCF, issue de l’accord national de 1999 sur les 35 h, c’est-à-dire le RH0077 qu’il convient d’améliorer.

C’est dans ce sens qu’elles ont travaillé à l’élaboration d’une plateforme commune visant un haut niveau social pour l’ensemble des cheminot-e-s du public comme du privé.

L’ensemble des 7 organisations syndicales a remis cette base revendicative unitaire au patronat.

Loin de la surenchère, cette base exprime les réelles attentes des cheminots pour améliorer l’exercice de leurs métiers et leur donner la possibilité de faire un travail de qualité et en toute sécurité.

La direction doit assumer pleinement son rôle de véritable garant d’un service public de qualité en entendant et en répondant aux justes revendications des cheminots portées par la CGT, en matière d’emplois, de salaire et de conditions de travail. À contrario elle doit arrêter de supprimer des lignes, de fermer des gares….

Cela passe également sur notre région de Paris St Lazare par la couverture de tous les postes vacants au cadre d’organisation, par l’arrêt de la sous-traitance, par l’arrêt immédiat de toutes les restructurations et réorganisations, sources de souffrance au travail, de casse de l’emploi et du service public.

Le mécontentement grandissant des cheminot-e-s face à des conditions d’exercice des métiers et un service public de plus en plus dégradés, ne peut plus être ignoré par la direction et le gouvernement. Il y a urgence à ce que le mot « négociation » retrouve tout son sens pour l’intérêt de toutes et tous.

L’élargissement et la montée de la mobilisation restent nécessaires pour l’obtention d’avancées sociales.

Le patronat et le gouvernement sont les responsables du durcissement du conflit en ne voulant pas créer un véritable espace de négociations.