Lien Facebook

Manifestation unitaire le jeudi 15 septembre 2016

Tract URIF 15 septembre_001Pour l’emploi, les salaires, les 32H…

Abrogation de la loi travail

Départ commun 13h30 cour d’Amsterdam

En pleine période estivale, le 20 juillet der­nier, le gouvernement a pour la troisième fois, utilisé la procédure du « 49.3 » pour imposer au parlement « sa loi travail ». Il a utilisé cette procédure autoritaire, car sa loi est refusée par une majorité de l’opinion publique, de salariés, d’organisations syndicales, et ne trou­vait pas de majorité à l’Assemblée nationale.

Alors que des centaines de milliers de jeunes et de salariés ont manifesté pour dénoncer ce projet de loi dangereux, le gouvernement a refusé le dialogue et choisi de réprimer les manifestations.

Pourtant, nous l’avons vu durant le 1er trimestre où la forte mobili­sation unitaire a permis de faire éclater la vérité sur un texte qui peut conduire à la remise en cause du code du travail, et permettre la signature d’accords d’entreprises dérogatoires défavorables aux sa­lariés…

La loi « travail », répond aux exigences des directives euro­péennes et des grands patrons du MEDEF : baisser le « coût du travail », assouplir les critères du licenciement éco­nomique, étendre « les accords pour travailler plus et gagner moins » au prétexte de préserver l’emploi et la compétitivité avec une hausse du temps de travail et la baisse de la rémunération.

Au nom de quoi les salariés qui créent les richesses devraient-ils accepter des régressions sociales alors que les plus grandes entreprises françaises, côtées en bourse, versent à leurs actionnaires au deuxième tri­mestre 2016, 35 milliards soit une hausse de 11.2 % ? Dans ce domaine la France est sur le podium des pays en Europe (2ème place) et dans le monde (3ème place).

Grâce à la mobilisation, le gouvernement a certes reculé sur plusieurs aspects de la loi travail, mais l’essentiel des dangers demeurent. La définition du temps de travail est renvoyée à l’entreprise, les employeurs pourraient généraliser le chantage à l’emploi et les licenciements seront facilités.

Par exemple, les heures supplémentaires se­raient moins bien payées :

Aujourd’hui : La durée légale est de 35 heures par semaine et les heures supplémentaires sont rémunérées 25 % de plus pour les huit premières heures, 50 % au-delà. Par accord collectif, cepen­dant, cette majoration peut être réduite jusqu’à 10 %, à condition qu’aucun accord de branche ne l’interdise.

Demain : La durée légale est tou­jours fixée à 35 heures. A charge, pour le chef d’entreprise, de fixer, par accord avec les syndicats, le taux de majoration, sans pouvoir descendre, comme aujourd’hui, en-dessous de 10 %. Mais un ac­cord de branche ne pourra plus s’y opposer. A défaut d’accord d’entreprise ou de branche, la majoration restera à 25 % pour les huit premières heures et 50 % au-delà.

Pour cela, il est très important que les salariés soient vigilants, restent mobilisés pour rendre cette loi inapplicable !

C’est possible, en 2006, le CPE avait été adop­té mais n’a jamais été promulgué en raison de la mobilisation de la jeunesse, des salariés.

Il faut continuer d’agir

 

Dans l’entreprise, avec les élus du per­sonnel, les organisations syndicales, il est possible de se faire entendre pour :

- Combattre les mesures de régression, les politiques d’austérité qui aggravent le chômage, la précarité en France, en Europe.

- Imposer des négociations sur les sa­laires, l’emploi, les conditions de travail.

Ainsi, la CGT propose :

- Une augmentation immédiate des sa­laires, un SMIC à 1800€

- Une réduction du temps de travail créa­trice d’emplois (32 heures)

- L’abrogation de la loi travail et de nouveaux droits pour les salariés, un code du travail moderne et protecteur !

Les moyens existent pour répondre aux revendications :

- Le pacte de responsabilité, c’est un «cadeau» de plus de 40 milliards pour le patronat, sans aucun résultat pour l’emploi !

C’est inacceptable alors que les employeurs bénéficient de plus de 220 milliards d’exoné­rations diverses ou d’aides publiques.

- Les richesses produites doivent servir à l’investissement et la création d’emplois, la hausse des salaires, l’amélioration des conditions de vie et de travail.

Dans l’unité, restons mobilisés. En Île-de-France, la CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNEF, UNL et FIDL appellent à réussir une journée de mobilisation le JEUDI 15 SEPTEMBRE.