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Le monde au pied du mur climatique

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La Conférence Climat s’ouvre aujourd’hui. 150 chefs d’état sont attendus à ce rendez-vous décisif.

Les négociations climatiques sont un feuilleton au long cours. Le premier épisode remonte à 1992. La réalisation du prochain (mais pas du dernier) démarre ce matin au Bourget, en présence de près de 150 chefs d’État, qui défi leront en tribune pour y intervenir, tous, à raison de trois minutes chacun. Avec eux, s’ouvre la plus grande conférence climatique jamais organisée. Les COP (Conference of the parties, en anglais), autrement dit les conférences des Nations unies sur le climat, se succèdent depuis vingt ans pour tenter d’endiguer le réchauffement. En vain. La COP21, 21e du nom, donc, est placée sous le signe de l’urgence.

« Ça va passer. Ça ne peut pas casser », espère le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. La négociation qui réunit 195 pays a ceci de singulier qu’elle doit accoucher du premier accord universel sur le climat engageant l’ensemble des pays à réduire ou limiter leurs gaz à eff et de serre. Pas seulement ceux du Nord, comme c’était le cas avec le protocole de Kyoto. Mais aussi ceux du Sud. Le président de la Bolivie, Evo Morales, à déjà prévenu qu’il ambitionne de faire entendre une « position très ferme pour sauver la Terre mère ». Reste à savoir si la transition se fera de manière efficace, équitable et solidaire avec les pays du Sud, premiers à essuyer les impacts d’un changement climatique déjà à l’oeuvre.