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La violence est patronale

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3000 suppressions d’emplois annoncées à Air France parce que les syndicats ont refusé de se plier aux mesures de dégradation des conditions de travail imposées par la direction du groupe, c’est bien cela le coup violent infligé aux salariés.

Les médias et le gouvernement n’auront retenu que le triste spectacle du DRH du groupe. Mais le Premier ministre a également insisté sur son soutien à la direction, comprenez soutien à son plan social et ses conséquences pour les salariés et leur famille.

La situation dans la compagnie aérienne nationale n’est qu’un exemple, parmi de nombreux autres, de parodie du dialogue social de plus en plus appliquée dans les entreprises.

À la SNCF, le mépris des instances de représentation du personnel, le dialogue social qui se traduit par « Circulez, y a rien à voir » démontrent que la direction de notre entreprise, accompagnée de certaines organisations syndicales, est arc-boutée sur ses objectifs de réorganisations et de productivités à un point tel que le social est mis sur la touche, quitte à dégrader dangereusement la sécurité par une politique de sous-traitance, de diminution d’emplois au statut et de non-respect de la réglementation.

Dans les airs comme sur les rails, les méthodes sont les mêmes, car l’objectif est identique : mettre fin aux conquis sociaux qui sont présentés exclusivement sous l’angle du coût par le patronat, plutôt que de la protection qu’ils apportent aux salariés.

La violence, c’est l’attaque frontale qui en est faite aujourd’hui et que les salariés soucieux de leur outil de travail, de leurs conditions de travail et de l’intérêt des usagers refusent.