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JEUNES ET SALARIES AU COUDE A COUDE POUR LE RETRAIT DE LA LOI TRAVAIL

160321_intersyndicaleComme on pouvait s’y attendre, les annonces de l’exécutif n’ont pas brisé l’élan de la mobilisation contre la réforme du Code du travail. Les réunions intersyndicales confirment l’exigence de retrait du texte pour ouvrir des négociations et préparent les mobilisations à venir les 24 puis 31 mars.

La ficelle gouvernementale consistant à annoncer d’abord le pire, puis à concéder des miettes et des changements cosmétiques pour faire croire à la vitalité du dialogue social et de la négociation ne passe pas parmi les jeunes qui se révoltent contre la précarité et le déclassement social qu’on leur promet, ni parmi les salariés auprès desquels les syndicats, et notamment la CGT font un travail d’explication de texte et formulent des propositions à négocier une fois le retrait du texte obtenu.

Au soir d’une deuxième journée de mobilisation qui a rassemblé quelque 150 000 manifestants partout en France que CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, Unef, UNL, Fidl se sont retrouvées pour une nouvelle intersyndicale.

 

Les sept organisations avaient déjà réagi mardi 15 mars après les annonces de modifications de l’avant-projet de réforme du Code du travail, estimant que les inflexions de Manuel Valls ne « changent pas la philosophie générale du projet. Il ne répond pas aux aspirations fortes, exprimées par les jeunes, les salarié·e·s et les chômeurs pour l’accès à l’emploi et sa sécurisation. »

C’est donc de manière cohérente qu’elles avaient confirmé leur appel à une grande journée de mobilisation le 31 mars et qu’elles avaient apporté leur soutien aux presque 100 manifestations organisées partout dans le pays jeudi 17 mars.


Des jeunes plus nombreux

Se félicitant de la réussite de cette journée qui a vu des jeunes plus nombreux dans les actions et les manifestations que le 9 mars, les 7 syndicats ont aussi exhorté le gouvernement à respecter les droits des jeunes à manifester et se réunir librement et à ne pas multiplier les obstacles.

 

C’est qu’en effet, la semaine dernière, quelques directions d’universités ont fermé les locaux de facultés pour empêcher la tenue d’assemblées générales. À Tolbiac, les CRS sont même intervenus violemment « sur réquisition du président de l’université » pour disperser une assemblée générale dans un amphithéâtre. L’Unef a « condamné » la « violence de certains individus » parmi les jeunes, mais a rejeté la responsabilité sur l’université, lui demandant « de rouvrir ses portes et de cesser d’envoyer systématiquement des CRS ».


Rendez-vous est pris

« Fortes de la réussite de la mobilisation » du 17 mars, CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, Unef, UNL, Fidl appellent les « jeunes et les salarié·e·s à poursuivre et amplifier la mobilisation » dès le 24 mars prochain, jour de la présentation du projet de loi au conseil des ministres, avant la journée de grève et de manifestations du 31 mars pour « obtenir le retrait de ce projet de loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives. »