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Geodis Calberson à Gennevilliers : La solidarité s’impose

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4ème semaine de grève pour les salaires et l’emploi !

Depuis le 18 novembre 2015, les salariés manutentionnaires de cet entrepôt Géodis-Calberson, filiale de l’entreprise publique SNCF, sont en grève très majoritairement avec la CGT. Leurs revendications portent sur les salaires, l’embauche des intérimaires et une prime de fin d’année de 600€.

La colère a explosé quand une expertise, à la demande du Comité d’Entreprise, a révélé que le site de Gennevilliers du premier groupe de transport routier en France dégageait un bénéfice net de 5.3 millions d’euros alors que les salaires de ces forçats de l’entreprise dépassent de 30€ le SMIC, même avec des années d’ancienneté.

Des dizaines d’intérimaires sont employés en permanence sur la plateforme, au mépris du Code du Travail. Les grévistes demandent l’embauche de ces intérimaires, pour mettre fin à leur précarité et améliorer les conditions de travail de tous.

Mais, plutôt que de négocier sérieusement, la Direction GEODIS a préféré saisir la justice et obtenu du Tribunal de Nanterre l’ordre d’évacuation des portes pour les grévistes. La police est intervenue sans ménagement, faisant un blessé chez les grévistes.

Mais la grève continue. La plateforme tourne au ralenti. Les grévistes sont toujours déterminés à faire aboutir leurs justes revendications et que leur dignité soit respectée.

Pour le moment, la Direction refuse toujours de négocier sérieusement, préférant convoquer 5 salariés en les menaçant de licenciement. Les premiers entretiens ont montré que cela ne tenait pourtant sur rien, l’objet étant d’intimider les salariés pour qu’ils reprennent le travail sans aucune réponse à leurs revendications.

Méthodes indignes d’un grand groupe national et public !

Pourtant, le mépris grandissant envers les salariés, la répression syndicales qui sévit dans de nombreux secteurs, entrainent une telle exaspération des travailleurs qu’ils en arrivent -pour certains- à se tourner vers les idées nauséabondes véhiculées par l’extrême droite dont l’intérêt n’est pourtant pas celui des salariés.

Face à cette situation, qui n’a que trop duré, NOS ORGANISATIONS VONT S’ADRESSER AU PRESIDENT DE SNCF MOBILITE AFIN QUE S’ENGAGENT –ENFIN- DE VERITABLES NEGOCIATIONS ET POUR QUE CESSENT, IMMEDIATEMENT, TOUTES LES PROCEDURES DISCIPLINAIRES.

NOUS APPELONS L’ENSEMBLE DE NOS ORGANISATIONS A AGIR EN SOLIDARITE ACTIVE ET FINANCIERE !