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CCN ferroviaire : Le patronat refuse de négocier le progrès !

sans-titreLa Fédération CGT des Cheminots a proposé aux autres organisations syndicales d’appeler rapidement, et dans l’unité, l’ensemble des cheminots de la branche à agir par la grève très prochainement pour gagner le progrès pour toutes et tous.

Il y a urgence à mettre les négociations sous le contrôle et la pression des cheminots de l’ensemble de la branche, qui sera de nature à ramener le Gouvernement à ses responsabilités dans l’intérêt général et à contraindre le patronat à enfin négocier réellement.

Depuis le début des discussions autour de la Convention Collective Nationale de la Branche Ferroviaire (CCN), la Fédération CGT des Cheminots exige une véritable négociation basée sur les revendications et les besoins des cheminots.

Cette dernière doit avoir comme fil conducteur la sécurité ferroviaire, la santé, les conditions de vie et de travail et la prise en compte des contraintes particulières d’exercice des métiers et du Service Public.

L’attitude du patronat, qui consiste au fil des réunions à imposer ses positions, est inadmissible et tourne le dos à l’intérêt collectif des cheminots.

 La seule Fédération CGT des Cheminots a remis à l’ensemble des participants une proposition écrite sur les parties « champ d’application » et « contrat de travail ». Notre objectif est le progrès social pour tous les cheminots de la Branche en s’opposant à toutes formes de régression.

Ce jour, le 18 février 2016, la CGT avait fait inscrire à l’ordre du jour de la Commission Mixte Paritaire (CMP) de la CCN, la négociation autour des congés payés et des jours fériés, partie intégrante du contrat de travail.

 Le patronat est venu sans mandat et sans projet avec la volonté de faire traîner les discussions et de surtout n’engager aucune négociation.

 Devant le comportement intolérable, archaïque et dogmatique de l’UTP* (branche du MEDEF), l’ensemble des organisations syndicales de la branche ferroviaire a décidé de clore la séance.

 Il est désormais évident aux yeux de tous que l’UTP, à laquelle adhère la SNCF, a pour stratégie de bloquer toutes négociations au niveau de la branche, afin de tenter de limiter les garanties collectives des cheminots au seul « décret-socle » et à d’éventuelles négociations d’entreprise.

 Cette stratégie est celle de la mise en concurrence des salariés et n’a absolument pas l’ambition de garantir un haut niveau de conditions de vie et de travail, pas plus que le très haut niveau de sécurité ferroviaire.

 Il apparaît par ailleurs que le Gouvernement n’y soit pas plus disposé pour l’heure.

 En effet, un avant-projet de décret-socle vient d’être transmis aux organisations syndicales et au patronat.

 Alors que la loi du 04 août 2014 donnait mandat au Gouvernement pour publier un décret en Conseil d’Etat, fixant les règles relatives à la durée du travail communes à l’ensemble des cheminots « garantissant un haut niveau de sécurité des circulations et assurant la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs », cette première ébauche, très régressive à la première lecture, semble bien éloignée de l’objectif fixé par le législateur.

 La Fédération CGT des Cheminots livrera très rapidement son analyse sur ce projet de texte, ses dangers et les enjeux à venir.