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Avenir des trains intercités, M. Vidalies temporise !

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La CGT voit dans la prudence et la retenue des annonces gouvernementales comparées aux préconisations du rapport DURON, un premier résultat des mobilisations qui ont eu lieu, réunissant cheminots, élus, populations, usagers et leurs associations.

C’est un encouragement à poursuivre dans ce sens pour promouvoir de vraies réponses de service public pour les populations et les territoires

 

Les annonces faites ce mercredi 08 juillet 2015 par Mr Vidalies, Secrétaire d’Etat en charge des transports, concernant les Trains d’Equilibre du Territoire (TET), autrement baptisés Trains intercités, nous laissent sur notre faim et n’effacent pas un certain nombre de craintes et de désaccords exprimés par la Fédération CGT des Cheminots lors de la publication du rapport Duron.

 

Notons, en premier lieu, que le gouvernement renvoie à mi-2016 l’essentiel des décisions concernant le périmètre de l’offre ferroviaire TET, c’est-à-dire le nombre de lignes, de dessertes et de points d’arrêts maintenus ou supprimés. La proximité de la COP 21, mais aussi des élections régionales et des élections professionnelles dans le Groupe Public Ferroviaire fin 2015 n’y sont évidemment pas pour rien. Cela souligne d’autant plus l’enjeu que ces consultations électorales constituent pour l’avenir du service public ferroviaire.

Pour autant, nous sommes toujours confrontés à l’insuffisance des réponses sur le financement de l’exploitation et des investissements malgré le rappel des 2 milliards déjà prévus d’ici 2020 pour les infrastructures empruntées par les TET et d’1,5 milliard sur 10 ans pour le renouvellement du matériel roulant des trains de jour sur les lignes structurantes uniquement. Il s’agit pourtant d’une question que le rapport Duron avait fortement pointée, regrettant une politique d’abandon de cette offre depuis 30 ans.

De plus, les discussions à venir, pour lesquelles le préfet François PHILIZOT vient d’être désigné, augurent de transferts vers les régions d’une grande partie de ces trains. Or, les régions subissent aujourd’hui de plein fouet les réductions des dotations de l’Etat consécutives à l’austérité imposée par le gouvernement. Elles n’ont aucun levier fiscal à leur disposition et il leur a été refusé, par ce même gouvernement, sous pression du MEDEF, la création d’un versement transport dans la loi du 4 Août 2014 qui aurait pu constituer une ressource dynamique et pérenne.

Enfin, le choix d’abandonner les trains de nuit, à l’exception des relations Paris-Briançon et Paris-Rodez-La tour de Carol, est un mauvais coup pour le service public. Cette offre peut aussi avoir un avenir en investissant pour sa modernisation.

 

La CGT regrette aussi que le conseil consultatif qui sera mis en place n’inclut aucun représentant des organisations syndicales des salariés concernés.