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APPEL À LA GRÈVE

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Le 8 octobre 2015, on  a toute les raisons d’agir.

La réforme du ferroviaire, qui ne devait rien changer, apporte chaque jour son lot de réécritures des accords, du statut en attendant l’attaque frontale sur les conditions de vie et de travail, la grille des salaires, le déroulement de carrière… au travers de la future CCN.

 Cette réforme est maintenant alourdie par les lois : « MACRON » et « REBSAMEN ».

Dans cette tempête libérale, seul le rapport de forces freinera ces velléités.                                             

A chaque annonce gouvernementale sur les sujets économiques et sociaux, le MEDEF jubile ! La Direction de la SNCF n’est pas en reste avec la mise en oeuvre de la réforme. Les premiers effets se font sentir en proximité avec leur lot de restructurations et de régressions sociales.

Les cheminots doivent donc, avec les autres salariés, se rassembler pour défendre et améliorer les conquis sociaux.

Sur l’Emploi et les Conditions de Travail :

L’étude DEGEST, concernant les effets de la réforme, remise au CCE ne souffre pas d’ambiguïté. La stratégie de l’entreprise vise à supprimer près de 15 000 emplois d’ici 2020. Depuis 2007, ce sont 7 emplois de cheminots par jour qui sont supprimés, mais c’est aussi un recours accru à la sous-traitance et aux contrats précaires. La Direction crée des « externalisateurs » rémunérés pour livrer nos charges de travail au privé !

La casse de l’emploi et les réorganisations incessantes ont un effet immédiat sur les conditions de travail des cheminots, quel que soit leur collège. L’instabilité des organisations du travail contraint les cheminots de l’encadrement et de l’exécution à s’adapter en permanence.

Sur les salaires :

Le gel annoncé par la Direction pour l’année 2015 a de lourdes conséquences sur le quotidien des cheminots. Pourtant, les moyens permettant une augmentation générale des salaires existent dans l’entreprise :

La Direction a dépensé 3 millions d’euros dans une campagne publicitaire à une heure de grande écoute, elle a perçu près de 200 millions d’euros au titre du Crédit Impôt Compétitivité Emploi en 2015, elle a versé 200 millions de dividendes à l’État et a budgété une enveloppe de 60 millions d’euros minimum pour l’intéressement, soit près de 2 % de la masse salariale brute !